30 juin 2005



J'ai, sur mon ordinateur, un dossier ("mes images" en l'occurence qui est un titre fort original pour un dossier, n'est ce pas ?) où je fourre toutes les images que je rencontre dans mes ballades sur la toile. Je suis un fana du "enregistre l'image sous". Il ya en a plusieurs centaines, voire un ou deux milliers, je n'ai jamais vraiment compté. De temps en temps, je regarde les vingt ou trente dernières et j'efface tout. Mais parfois m'émerveille de certaines trouvailles. La plupart du temps je ne sais plus du tout d'où provient l'image... Je viens de retrouver celle-ci qui n'est pas mal du tout.

26 juin 2005

jeux d'enfants

Cet après-midi, grâce aux notules dominicales de P. Didion j'ai découvert le journal de Jean Claude Bourdais et cette superbe page sur les jeux d'enfants de breuhgel (cliquez sur l'image). Vaut vraiment le détour, ainsi que tout le journal. Prochainement en LCD...

24 juin 2005



Cela ne vous rappelle - t -il pas quelque chose ? Cliquez sur l'image
Ne lisez pas l'entrée ci-dessous. J'ai retrouvé ma police ! Après bien des tâtonnements. J'y ai passé quelques quart d'heures. Sauf qu'il me faut maintenant tout choisir à chaque fois : la taille la fonte et la couleur, en plus ! C'est beau le progrès ! (par exemple, je viens de changer de couleur en un click) mais bon, je ne vois pas trop l'intérêt. Enfin, ne nous plaignons pas trop, tout est rétabli. A plus
Voilà. Cela devait arriver. Après trois ans de collaboration sans nuages, de complicité, pourrais-je même dire, voilà que Blogger me trahit. Blogger vient de changer sa fenêtre d'édition. Il y a plein de nouvelles "fonctionnalités" (ah, ah) , de nouveaux petits boutons, on peut mettre le texte dans la couleur qu'on veut en moins de temps qu'il ne faut pour un click, etc. Mais Blogger a perdu ma belle police de caractère grise si distinguée. Perdue. Finie. Je ne la retrouverai plus. Blogger refuse d"éditer toute nouvelle page avec mon ancienne police (alors qu'il la conserve dans les archives, allez comprendre pourquoi...) Voilà les effets de la modernisation. Il y a toujours des laissés pour compte. Bon, on ne va pas pleurer plus avant. On se fait à tout. On s'y fera. Je me résous donc à choisir (puisque j'ai dorénanvant le choix, ah, ah) une police "georgia" qui me paraît la moins moche. Mais ça peut encore changer, puisque j'ai le choix (ah, ah, etc.)

23 juin 2005

Jörg Sasse

J'ai installé cette image de Jörg Sasse comme fond d'écran sur mon ordinateur. J'ai découvert ses photos sur l'excellent blog d'"Amateur d'Art" (alias "lunettes rouges") qui est une véritable mine. Un vrai "portail" pour l'art moderne, ni high tech, ni compassé ni snob ni abscons ni intimidant comme le sont si souvent les sites qu'il cite. Il est très agréablement complémentaire de la "boite à images" ici déjà recensée. De vraies ballades érudites et pas chiantes dans le monde des images. Mérite largement la colonne de droite (LCD pour les intimes)

22 juin 2005

Je me souviens

tout à coup que j'avais oublié de me souvenir de Claude Darget. Je ne me souviens plus à propos de quoi son nom m'était revenu. Ah, si ! C'est à cause du Tennis à la télé. Wimbledon. Il commentait, en plus de "la vie des animaux" (je me souviens de "la vie des animaux" - mes "je me souviens" sont souvent des "je me souviens" de télé -)il commentait des emissions sportives. C'était autour de soixante-huit, à la période des Borg, Connors, Villas, Mac Enroe, la grande époque, quoi. Comme vous savez, à la fin du tournoi la duchesse de Kent remet le trophée au vainqueur. Elle descend sur le court,suivie de son petit mari, on lui déroule un tapis et elle descend sur le court serrer la pince à ses copains les demi-dieux du stade. Au passage elle a toujours un petit mot pour le plus joli des ramasseurs de balles alignés en rang d'oignon impeccable. J'emploie le présent parceque la Duchesse de Kent - qui a peut-être changé plusieurs fois depuis ou alors elle aurait autour de cent ans comme la reine mère - la duchesse de Kent continue, encore aujourd'hui, d'avoir un petit mot pour le plus joli des ramasseurs de balles impeccablement alignés etc. Bref, à l'époque c'était en noir et blanc et on ne pouvait pas voir la couleur du tapis rouge sur le vert jaunasse du gazon de juillet bien qu'anglais. Claude Darget, il est mort bien plus tard en 1992, à plus de 80 ans, était un petit rigolo assez impertinent (je crois qu'il a eu des ennuis en 68 avec son copain Roger Couderc qui avait été pardonné par la suite, et qui était devenu un grand cire pompes en remerciement, je crois bien qu'on lui avait pardonné à lui aussi, mais il était resté assez impertinent.) Il faisait les commentaires et imitait la duchesse de Kent avec son sac à main s'adressant au plus joli des ramasseurs de balles "De quel collège êtes- vous ?" "Eaton, madam" - "Et quelle est votre matière préférée ?" - "l'anglais, madam !" - "Parfait, vous transmettrez mes amitiés à vos parents, n'est-ce pas ?" - "Avec plaisir, madam, je n'y manquerai pas" etc. Et elle passait au vainqueur qui la dépassait d'au moins trois têtes et devait se pencher pour faire le baise main et pendant qu'il se penchait elle pouvait bien sûr lui dire à l'oreille des choses très confidentielles et privées qui marquait combien elle l'avait distingué et compté dorénavant parmi ses proches et Claude Darget, toujours en voix off, "Vous avez très bien joué, mon jeune ami, le duc et moi avons beaucoup apprécié, bla bla, moi aussi, bla bla, quand j'étais jeune j'ai joué au tennis, bla bla..je me souviens, bla bla" Et j'étais mort de rire, ce n'est pas Nelson Monfort qui ferait ça maintenant, n'est-ce pas ? On s'amusait de rien à l'époque, n'est-ce pas ?
ROSE JAUNE

Direct from my garden to night, yeah !
Un site planant pour ce soir, forest for ever, textes assez cucul (skip the intro...) mais photos superbes, en flash. (via je ne sais plus qui) - on peut aussi couper le son et écouter "Pale blue eyes" sur Ciscoradio...

19 juin 2005

un haiku par bain, 17


Seul un courant d’air
Rafraîchit mon corps humide :
Touffeur de l’été
Un Haiku par bain, 16


L'eau s'y précipite
Le gouffre de mon nombril
N'est pas si profond

17 juin 2005

Un ch'ti lien vite fait vers "echolalie" parce que s'il n'y avait pas écholalie sur le net on s'ennuierait ferme. La liste que je n'osais imaginer, même dans mes rêves les plus fous, echolaliste l'a faite : la liste de Proust. Ma préférée reste la traduction japonaise que j'ai déjà liée ici quelquepart mais je ne me souviens plus où. L'Angliche n'est pas mal non plus. Vous avez aussi la traduction en morse, absolument indispensable pour la télégraphier, et le résumé est définitif. Cheu grois, gant à moi que che fais m'addeler à la deudonne un te ces chours, bar exemble : longdemps cheu meu zuis gouché te bonneu heure, barvois à beine ma pouchie édeinde, mes yeux ze vermaient si fite que cheu n'afais bas le demps te meu tire cheu m'entords etc.

16 juin 2005

Pensée de la nuit N°86 : "Enfin, Moussorgsky n'a pas compris Mendelsohn, je soupçonne les beatles, pour les mêmes raisons, de comprendre Petula Clark" Glen gould, entretiens avec Jonathan Cott.

14 juin 2005

proprement hallucinant ! (assez long à télécharger même en connexion rapide, mais ça vaut le coup (surtout pour le nom de l'auteur, qui n'apparaît qu'à la fin...)) (via AEIOU)

12 juin 2005

Le pont de l'armée Paton



Sous le pont de l’Armée Patton coule la Seine
Une péniche glisse, au clocher l’heure sonne
La brise frôle les quais de Corbeil-Essonnes
Et mes amours, pourquoi faut-il qu’il m’en souvienne ?

Les fiers moulins, le port, la gare, disent la peine
De tous ceux qu’ici les trains, un jour, abandonnent
La maison penchée sur la rivière frissonne
Me dit-elle que le temps passe à perdre haleine ?

Mes pas dans nos pas sur le chemin de halage
Je fais à nouveau cette route d’un autre âge
Où, sur un ponton branlant, frêle funambule,

Elle esquissait parfois deux ou trois pas de danse
Mystérieuse et belle comme un défi qu’on lance
Petit Arlequin dont le souvenir me brûle

(Un sonnet par lieu, 3)

09 juin 2005

Pas de commentaires. Voilà que je le prendrais presque comme une gifle (je sais , j'exagère toujours...) Je n'y avais jamais pensé dans ce sens. Le gentil et flatteur billet de JR, sur "Douze lunes", l'"Homme qui marche", le blogger dont je me sens le plus proche et que je vais visiter à chacune de mes connexions ou presque, au sujet des repas légers, me pose question, comme on dit dans mon milieu professionnel, sans me sentir agressé le moins du monde. Pourquoi ne permété-je pas de commentaires sur mon blog ? Souvent, je me dis que je devrais. C'est aussi ce qui définit un blog, les commentaires. La première réponse qui me vient c'est que Blogger, le système auquel je suis fidèle depuis le début pour cause d'infirmité informatique irrémédiable, tellement il est simple et sans histoire (rien que d'imaginer devoir changer d'"hébergeur" en cas de faillite de blogger me donne des sueurs froides. Vous ne pouvez pas savoir comme j'ai été soulagé en apprenant qu'ils avaient été rachetés par Google et donc pratiquement indestructibles(à propos : que pensez vous du Logo sur Franck LLoyd Wright ? (Ne pas oublier de parler de Google et son logo sur Wright dans une prochaine tetracapillotomie pseudosociologique)...et sans histoire, disais -je, ne permet pas les commentaires. D'une, je ne suis pas si sûr que ce soit vrai (il doit bien y avoir un bouton caché quelque part chez Blogger qui "active" (ah, j'adore ce mot : activer. Activer les cellule de crise etc. passons ))la fonction (ah, j'adore, etc.) De deux, même si c'était vraiment le cas ce ne serait pas la vraie raison. Je n'ai jamais cherché à permettre les commentaires. Il ne manquerait plus que ça, se dit cisco-nombril, les commentaires ! Les commentaires, bordel, se dit-il, y a des maisons pour ça. Quand je parle on se tait. Tout simplement. Non mais ! Je me dis souvent que jen'ai rien compris aux blogs. C'est sensé être interactif, ouvert, convivial, consensuel, non violent, altermondialiste, poli et tout ce qu'on veut, mais pas chez ciscoblog, je n'y arrive pas. Pas de commentaires sur Ciscoblog. Si je me suis mis à écrire un blog c'est pour pouvoir parler sans qu'on m'interrompe, justement, se dit toujours cisco-nombril. On est suffisamment agressé comme ça dans la "vie réelle" (ah, ah, encore une nouvelle formule) pour ne pas risquer de l'être sur internet, n'est-ce pas ? Ce que je crois c'est que Ciscoblog, en bon petit narcisse qu'il est n' a pas envie de passer mon temps à répondre à des commentaires qui ne seraient pas complètement élogieux. C'est tout simple. C'est une forme de lâcheté et de rigidité mentale que j'assume parfaitement, enfin, presque parfaitement... En plus, je me suis laissé dire que des blogs avaient été contraints de fermer à cause d'attaques d'ordre commentairiel et spameux réunis (voir David Madore, par exemple). Tués par leurs propres commentaires en quelque sorte...Brrr ! Très dangereux, les commentaires. Il faut être bien téméraire (ou jeune)pour supporter ça... Amitiés, JR, et merci.

07 juin 2005

Une entrée magnifique dans le tumulte...Dieu, que c'est beau !

06 juin 2005

A midi, en déjeunant au Fuji-Yama, ma cantine japonaise, j'adore déjeuner seul avec un journal (l'équipe le plus souvent, parcouru déjà au petit dej et approfondi au grand) ou un roman, il y a un restaurant japonais à Vigneux, eh oui - Saviez-vous que la plupart des restaurants japonais de Paris et de la banlieue sont tenus par des chinois ? On y parle pas japonais. On y parle mandarin ou moins souvent cantonnais. Mais, n'est-ce pas, nous européens, on ne fait pas la différence. Ces chinois parlent bien mieux français que japonais. Du japonais ils ne connaissent que trois mots qu'ils vous lancent mécaniquement quand vous vous dirigez vers la sortie : "Haï ! Haligato Sayonala", du français guerre plus, en réalité mais ça nous gêne moins, comment dire vu qu'on sait qu'ils sont asiatiques - Donc, en déjeunant à midi et avalant voracement mes sashimis, le degré zéro de la cuisine internationale, j'ai lu "Dickens, barbe à Papa et autres nourritures délectables" de Philippe Delerm. Ca va bien ensemble. Dans le temps du déjeuner. Au milieu d'une journée de travail plutôt chargée. Petit livre de 106 pages et 34 chapitres. Ca c'est de la littérature ! Loin de moi l'idée de critiquer l'auteur de cette suite de la mémorable "première gorgée de sp... bière" que je n'ai jamais lue ; loin de moi l'idée de cracher dans ma soupe mizo ni de passer pour un rabat joie. Je me souviens d'un peintre qui faisait dans le "petit format" : de tous petits tableau abstraits de 10 cm ou 8 cm sur 12 ou 13. En fait, il en faisait un grand, d'environ 1m sur 1m, il le découpait en dix, plutôt au hasard et il encadrait les morceaux de quatre baguettes avant de les exposer et de les vendre, pas trop chers, c'était ça l'intérêt, sorte de production de l'unique à la chaîne. Je ne crois pas qu'il soit devenu célèbre. Il appelait ses petits formats des "peintures de couloir". Des endroits où il fallait avoir le nez dessus. Dans une salle d'apparat on les aurait pris pour un interrupteur ou un bouton de porte. Dans un couloir, en revanche, on aurait dit des Zao Wu Ki... "Dickens, barbe à papa" c'est de la "littérature de déjeuner", si on veut bien me pardonner la hardiesse du parallèle. "De la littérature de déjeuner seul en mangeant des sushis". Comme on peut le voir ici tous les jours, je n'ai rien contre le fragment ni contre le format de poche ni contre le pré-maché (A quand la première gorgée de sp…bière en poche, ah, ah !)et je pratique ici cette forme tous les jours ou presque, mais qu'on ne me dise pas que le sashimi est ou les sushis sont des monuments de gastronomie. Je déjeune japonais par ce que c'est pratique. Je ne sais pas pourquoi je lis "Dickens, barbe à papa". D'ailleurs, je l'avais acheté à AUCHAN au milieu des courses de la semaine. Je l'avais transporté dans mon caddy et il avait passé la caisse au milieu des yaourts et des sachets de truite fumée. Je n'ai pas honte de le dire (en fait si... mais que ça fait du bien !) je peux acheter un livre dans un super marché. Je l'ai déjà fait pour des polars ou des dicos, alors, voyez je ne suis ni raciste ni élitiste. J'ai déjà dit ailleurs que les livres sont des marchandises comme les autres ; d'ailleurs Philippe Delerm le dit aussi : les livres se mangent, se dévorent, Dickens ou barbe à papa, c'est du pareil au même...nourritures délectables, bon. Pas tant que ça. Comme les sushis. Se nourrir, nourriture terrestre, enfin... marine. C'est le premier livre de "littérature" que j'achète à AUCHAN. Il faut un début à tout. A condition de la consommer au déjeuner. Ailleurs, le soir au lit par exemple, ou dans un fauteuil défoncé en cuir, avec verre à whisky sur le bras, ça perdrait tout son charme, c'est le moins qu'on puisse dire. A lire des choses comme "Dickens, barbe à papa" si - comment dit-on ? "aériennes"? "délicates" ? "légères" ? on se met à aimer les gros pavés qui sont capables de tenir les serviettes à eux tout seul sur la plage. On se sent des envies de lourdeur, de pesanteur bien grasse, de flatulences et de briques dans l'estomac, on se sent des désirs de "Misérables", "Quichotte", et autres "Splendeurs et misères des Courtisanes", on se prend des envies de courir à la recherche du temps perdu ou de faire la guerre et la paix. On en vient à regretter les énormes Clancy, ou les feuilletons de science fiction interminables genre P. José Farmer ou Isaac Asimov (le cycle des "fondations, par exemple et pendant que j'y suis). On se dit que le plus dur, ce n'est pas d'écrire (la preuve, juste là, dans ces mots mêmes, misérables, que vous êtes en train de lire) et quitte à choisir la facilité autant faire court, d'accord (pardon.) On se dit finalement que la question n'est finalement pas celle du "format" (voir, par exemple Eri de Luca, ou Rigoni Stern pour ne parler que des italiens) mais celle de la capacité à raconter des histoires. Faire de la fiction. Donner vie à des personnages, des lieux, inventer un espace où le lecteur va plonger, naviguer, se laisser porter au gré des vents, des courants, de l'espace. Philippe Delerm ne raconte pas d'histoires, il n'a pas le temps. Il ne crée pas non plus d'"atmosphère", Il fait de la littérature à deux dimensions, littéralement plate, de couloir. Il érige l'instantané en méthode de production littéraire à la chaîne. Et de l'instantané au cliché, il n'y a qu'une tête de gondole... Bref, j'ai avalé "Dickens, barbe à papa" comme mes sashimis pas très "sipides", et je suis retourné à l'hôpital avec cette sensation d'incomplétude, d'inachevé, de regret pas vraiment désagréable qu'on éprouve après ce qu'il est coutume d'appeler un "repas léger". Propice au travail et au régime hypocalorique, ou l'inverse...

05 juin 2005

un haiku par bain, 15


Paresseux dimanche,
Je me sens comme un poisson
Dans l'eau (savonneuse).

02 juin 2005



Un excellent photostream de "the piper scarecrow" chez flickr. Flickrer nuit gravement à la santé. On peut le regarder en écoutant C.Veloso (la chanson de "Parle avec Elle"), sur ciscoradio. Et pendant que j'y suis, ce splendide cliché chez Dayly Dose of Imagery (Dayly doser tue, aussi...)

01 juin 2005

A cinq jours d'ici, plus (+) de Louvre. (pub gratuite, ache ciscoblog il est bon)