27 septembre 2008

C'est Sundance Kid et Butch Cassidy, les bandits, les détrousseurs de trains, ils décident de se faire oublier à cause des détectives qui sont à leurs trousses, il ya des affiches placardées dans tout l'Ouest avec leurs photos, ils essaient de se faire embaucher comme hommes de mains, je crois, parce que le patron leur demande s'ils savent tirer au revolver. Butch pousse Sundance du coude, genre va-s-y toi montre lui ce que tu sais faire, il sait très bien que Sundance est le meilleur tireur de l'ouest, le boulot c'est dans la poche. Alors le patron montre une canette de bière à quarante pas de là pour que Sundance tire dessus. Sundance ne parait pas très sûr de lui, bizarrement. Il vise soigneusement la canette et il la rate. Butch n' a jamais vu ça, Sundance rater sa cible, il a une mine catatastrophée. Le patron, déjà, veut s'en aller mais Sundance, avec un regard tout piteux demande : "Je peux bouger ?" Le patron le regarde, qu'est-ce que c'est que ce fou encore, et répond, avec une moue méprisante : "si tu veux". A ce moment là, Sundance bondit en l'air tout en dégainant son révolver et il tire cinq balles sans viser : on voit la canette qui fait cinq bonds en arrière. Cinq fois mouche. Butch Cassidy lève les yeux au ciel, le patron n'en revient pas. Ils sont embauchés. Sundance Kid est le meilleur tireur de l'Ouest mais seulement quand il ne vise pas. Il y a aussi cette très jolie scène où Sundance entre la nuit par une fenêtre dans une maison qui n'est pas la sienne. Dans une chambre il y a une femme qui dort, Etta, on croit qu'il va l'agresser, psychopathe comme il en a l'air, mais c'était un scénario, ils se connaissent depuis longtemps, ils sont très amoureux l'un de l'autre. Etta et Butch Cassidy font un voyage à New York la ville des prodiges et font du vélo, oui du vélo, dans le désert de l'Arizona. Même les cowboys font du vélo. Sundance Kid, Butch Cassidy et Etta font un merveilleux couple à trois un peu comme Jules, Jim et Catherine. On découvre que le temps du western c'est la belle époque, le temps des révolutions, de la lutte des classes et de la plus grande boucherie de tous les temps, pas seulement les grands espaces abstraits mythologiques hors du monde et cinématographiques. A la fin, Butch Cassidy et Sundance, qui ne sont pas des révolutionnaires, pas même des révoltés, juste des paumés magnifiques valant mille fois mieux que les centaines de flics à leur poursuite, se font tuer par toute une armée en Bolivie où ils se sont réfugiés. La musique du film "La pluie tombe sur les carreaux" a été chantée par Sacha Distel ou Joe Dassin ou les deux je ne me souviens plus. Le film "Butch Cassidy et le Kid" date de 1969, on peut dire que c'est un film soixantehuitard. A cette époque on ne tournait plus de westerns depuis longtemps. Je me souviens que ça avait été un enchantement. Je ne l'ai jamais revu. Maintenant j'ai un peu peur que cela ait vieilli. Etta est la merveilleuse Katherine Ross, Sundance Kid est Robert Redford (de là vient le nom du prestigieux festival de cinéma de Sundance) et Butch Cassidy, Paul Newman, bien sûr, qui d'autre ?

22 septembre 2008

Connaissez vous le photographe Chris Jordan ? Politiquement correct mais assez bluffant... 
Nostalgie, déjà...


SECOND AVENUE

21 septembre 2008

Philipp Roth annonce à 75 ans qu'il abandonne la littérature (je n'ai jamais pensé qu'il était aussi vieux. j'ai toujours cru en fait qu'il était de ma génération). Qui pourrait lui en vouloir, lui qui vient récemment d'abandonner pour notre plus grande tristesse son alter égo, son fantôme, Nathan Zuckermann (dans "Exit Gohst" pas encore traduit en français) Tout à une fin, dira-t-on, même la vie des personnages de roman. Conan doyle a bien tué un jour Sherlok Holmes, Javert a bien été suicidé par Victor Hugo et Lucien de Rubenpré par Balzac . Mais cette annonce n'est pas celle d'une retraite, ni la dépressive décision d'un silence de misanthrope . C'est une annonce à la Philipp Roth : Il a le projet d'écrire un dernier livre, qu'il prévoit très long très gros et dont l'écriture le tiendra, dans l'idéal pour ainsi dire, jusqu'au jour de sa mort, auquel il mettra le point final la veille du dernier de ses jours, finissant en quelque sorte comme il a vécu, donc ne finissant pas, dans un livre. S'étant écrit lui-même toute sa vie, il posera la plume et mourra. Romanesque, non ? ( Cela me fait penser à Claude Ballier, le grand psychanaliste criminologue et ses "Elements pout une théorie narcissique du vieillissement" (peux pas m'empêcher d'être professionnel...))

17 septembre 2008

Pensée de la nuit N°141 : "L'irrésolution est le pire de maux" René Descartes cité par Olivier Pourriol, invité du jour de Raphaël Eintowen (les nouveaux chemins de la connaissance) sur France Cul dans la voiture entre l'hôpital de Dormeil et l'unité d'hospitalisation "4 saisons"

14 septembre 2008

Vices cachés, 2

Je me sens bien dans les supermarchés. Faire les courses ne m'a jamais pesé, je pourrais dire que ça me calme. Mais ce n'est pas seulement parce qu'on y fait les courses que j'aime les supermarchés. Plus ils sont grands, plus je les aime. Je garde par exemple un souvenir ému d'une visite à l'hyper Auchan de Perpignan, peut-être le plus grand du monde avec son allée centrale aussi longue que la rue de Vaugirard et aussi large que l'avenue de Breuteuil. Celui de Bretigny, plus proche de chez moi, que je fréquente plus souvent, n'est pas mal non plus. Je ne suis pas de celles qui, fonçant dans les rayons, véritables folles du caddy, y empilent savamment les vivres de la semaine à la vitesse d'un cheval au galop, avec une dextérité qui les fait ressembler à Kali la déesse tueuse aux milles bras, qui, en plus trainent une ainée de huit ans qui se chamaille avec un petit de cinq à qui il faut tout le temps demander de ranger ce qu'il a pris. Je fais les courses seul. C'est un plaisir solitaire. Et je vais lentement, je prends mon temps. Si je dois me depêcher ce n'est plus du jeu. Ce n'est pas non plus la foule que j'aime, elle me fatigue, me fait perdre mes gonds comme tout un chacun. Bien que je sois pas si mauvais à cet exercice, je ne suis pas non plus de ceux qui adorent particulièrement slalomer du caddy au milieu de mille autres, s'imaginant dans Mario Kart sur le scenic raylway de la consommation. Si je peux, je choisis les heures creuses : entre midi et deux heures ou après le diner. Rien n'est mieux qu'un mardi ou un jeudi entre trois et quatre heures. De temps en temps donc, à l'occasion d'un creux dans mon emploi du temps, cela arrive, certains jours de garde peu chargés par exemple, je cours me faire un trois à quatre à Carrefour. Après cinq heures ce n'est déjà plus ça : les sorties de bureaux déversent les salariées sur les rayons, c'en est fini de la tranquillité. Qu'on ne se méprenne pas : je ne fait pas contre mauvaise fortune bon coeur, j'éprouve un vrai plaisir à faire les courses. J'adore flaner entre les rayons, choisir les produits, essayer les nouveautés, comparer les prix, guetter les promotions. L' hypermarché me donne le sentiment océanique. Ca vous revigore un homme. Magnifique étendue de tous les besoins des hommes, à perte de vue. On attaque ça par un bout, les boissons et, enfilant méthodiquement les rayons, on termine à l'autre bout au rayon culturel au milieu des best sellers et des jeux pour la Wii, après avoir traversé le continent des légumes frais, fait la queue à la poissonnerie et, tel Eddie Constantine dans le génial générique de "Cinéma, Cinéma", avoir ouvert et refemé toutes les armoires à congélation du rayon des surgelés.


"Deux fous", par N.G

09 septembre 2008

J'ai le plaisir de vous annoncer que tout est rétabli : Tous les liens de la colonne de droite fonctionnent. Vous pouvez à nouveau surfer sur les mois et les années de CISCOBLOG à votre guise, de mai 2002 à juin 2008, ou relire le petit traité de l'accueil ou l'histoire des tours de Vigneux si le coeur vous en dit et si vous avez un peu de temps à perdre. Je ne suis pas peu fier. Mais cette restauration (comme on dit chez windows) n'a rien à voir avec le transbordement des archives de CISCOBLOG vers un quelconque nouveau domaine, comme je le disais plus bas. Cela tient trop à un hasard quasi miraculeux, c'est trop compliqué et surtout pas assez interessant pour que je le raconte ici, sachez cependant que j'ai dit un peu trop de mal d'ALICE qui a tout de même été loin d'être parfait sur ce coup là. Je ne m'excuserai d'ailleurs pas plus. Tout est bien qui finit bien. CISCOBLOG reste insubmersible. Longue vie etc.

08 septembre 2008

39 petites merveilles. Je ne sais pas du tout qui c'est, mais j'ai trouvé Jaime Pitarch en me balladant sur Geisha Asobi (qui est d'ailleurs devenue "weelkly Teinou bee-woman")
Pensée de la nuit N°140 : "La graphomanie n'est pas la manie d'écrire des lettres, des journaux intimes, des chroniques familiales (c'est à dire d'écrire pour soi-même ou ses proches), mais d'écrire des livres (donc d'avoir un public de lecteurs inconnus). La graphomanie n'est pas la manie de créer une forme, mais d'imposer son moi aux autres, version la plus grotesque de la volonté de puissance" Milan Kundera l'Art du roman, 1986
Petit suivi d'information en passant : comme prévu Ciscoblog est bien en train de s'arracher les cheveux avec son "client FTP" . Mais il garde pour l'instant le moral. Les liens de la LCD devraient être rétablis prochainement sinon sous peu...

06 septembre 2008

Un Haïku par bain, 71

Souvenir aqueux
Du monde coupable et chaud
De l'énurésie

04 septembre 2008

Pensée de la nuit N°139 : " Il y a un jour où je me sentirai vraiment vieux : celui où mourra Brigitte Bardot"
Pour compenser la perte provisoire des archives, à la réparation de laquelle je ne travaille pas autant que je le souhaiterais, faute de journées de plus de 24 heures, j'ai très largement augmenté le nombre des entrées sur la page d'accueil de CISCOBLOG (300 au lieu de 50) ce qui rallonge notablement le temps de chargement de la page mais permet d'avoir accès à des entrées plus anciennes. Mille excuses pour cet inconvénient. Bonne lecture !