« Les hommes sont si nécessairement fous que ce serait être fou par un autre tour de folie de n’être pas fou.» B.Pascal
31 août 2009
25 août 2009
20 août 2009
09 août 2009
02 août 2009
Tout au bout du jardin la rive de l'Orvane
Moussait de fraîcheur à l'ombre d' un bois profond
Nous venions le soir poser des lignes de fond
Et pêcher des anguilles les matins diaphanes
Notre chienne Letchee sur la pelouse plane
Poursuivait les poules du voisin furibond
Pendant que les yeux vagues et l'esprit vagabond
Tous deux nous refaisions le monde dans nos crânes
Tu te souviens de ce mois d'août de soixante huit
De l'armée rouge à Prague et de l'espoir en fuite ?
Et de ce jour splendide de tes dix neufs ans
Sur l'écran noir et blanc le petit pas d' Armstrong
Te rendais fier de l'homme. Au bout de la nuit longue
L'aurore ne serait jamais plus comme avant
(un sonnet par lieu, 8)
28 juillet 2009
24 juillet 2009
19 juillet 2009
Ceci n'est en aucune manière peint sur une vitre, on n'a tendu aucune bande colorée. Aussi incroyable que cela paraisse, c'est peint dans l'espace. Sur les murs, sur le plancher, sur la fenêtre, au plafond. A l'égal de Roman Opalka, Felice varini fait partie de mes peintres préférés. Chacune des œuvres que j'ai vue de lui m'a profondément réjoui, remué et donné à penser. Il est probablement à l'origine d'une révolution esthétique aussi importante que le cubisme ou l'abstraction. On peut dire qu'il donne un réponse sublime à la question angoissée de Picasso concernant le sujet dans la peinture. Il inverse l'alchimie de la représentation. Non seulement il préserve l'intégrité du sujet en ne le reportant pas sur la toile - la copie est toujours un rapt - mais il lui laisse son entière liberté d'être là. Ce n'est plus la peinture qui ravit le sujet comme l'appareil photo des explorateurs en Papouasie, le vidant d'une partie de sa substance, le collant sur la toile et le clouant aux cimaises, mais le sujet lui-même qui, devenant support surface de la peinture alors réduite à sa propre couleur, s'épanouit dans sa splendeur singulière et inaltérable. D'abord on ne voit rien, des traits épars dans le paysage, sans signification apparente, dont un seul indice marque l'unité : la couleur. Il faut se déplacer, bouger, chercher. trouver un point de vue, un seul, et c'est la révélation, tout s'ordonne dans une impeccable perfection. On comprend d'un seul coup, on bat des mains comme devant un feu d'artifice ou un numéro d'acrobate. Si vous avez du mal à saisir ce que je veux dire et si vous ne connaissez pas Felice Varini, dieu merci, son travail se prête particulièrement bien à la video, en voici donc deux pour vous persuader de sa magie :18 juillet 2009
16 juillet 2009
14 juillet 2009
07 juillet 2009
05 juillet 2009
03 juillet 2009
29 juin 2009
28 juin 2009
24 juin 2009
Bis Commedia del arte
Toujours Bunraku
A nouveau Kabuki
RE NO
Deux chênes
Trois sapins
Quatre tuyas
Cinq Platanes
SIX TROENES
Country court bas
Classique vole culotte
Jazz venge jarretelle
Reggae part string
FOLK VA GAINE
Dame vitesse
Femme dilligence
Femelle presse
Demoiselle précipitation
FILLE HATE
Soupe troupe
Chinoise équipe
Baguette bande
Bol tribu
PHO HORDE
Terre épluche
Mer écale
Feu décortique
Air écosse
EAU PELE
21 juin 2009
14 juin 2009
12 juin 2009

Excellente série "Tintin, on les a retrouvé !" sur le "Blog à Dessin" de François Matton qui s'appelle d'ailleurs désormais "Tout va Bien"
11 juin 2009
09 juin 2009
C'est là que le Queensborough bridge
Jaillissant de la frondaison
Enjambe l'île et les maisons
D'un pas fier que rien ne fige
Là-haut dans le Tram qui voltige
Sur le skyline à l'horizon
Nous irons plus que de raison
Vers Manhattan et ses prodiges
Mais avant de nous embarquer
Viens, allons marcher sur le quai
Où l'East River roule une eau grise
Puis au bar assis côte à côte
Nous nous ferons porter des floats
Par le tamoul de chez Trelli's
(un sonnet par lieu, 7)
29 mai 2009
24 mai 2009
22 mai 2009
Je suis un fan des "Sopranos". Ceci est une réduction (au sens culinaire) , une concoction, une jivarisation parfaitement réussie. Les images défilent à toute allure. La voix tente de les suivre, elle y parvient, il y a cette sorte d'urgence qui fonce vers la fin inéluctable, qui accélère. J'ai aussi l'impression que c'est ainsi que notre mémoire fonctionne : nous n'avons certes pas retenu des "Sopranos" plus que ces 7 minutes, je veux dire que notre cerveau n' en a probablement pas enregistré plus - et probablement moins à mon avis- mais nous en mémoire le sentiment de la durée, cent cinquante ou deux cent heures en temps réel, huit jours. C'est très paradoxal. Si nous tentons dans notre tête d'arrêter la course folle des souvenirs de notre vie ou de la ralentir, d'y opérer une sorte de zoom temporel, de dilater la durée de tel ou tel épisode ou de tel moment nous ne retrouvons certainement pas plus qu'une seule image, agrandie certes, mais ne possédant en aucune manière plus d'information que celle contenue dans le pauvre chaînon d'un centième de seconde qui nous reste. Nous sommes tout à fait incapable d'y ajouter le moindre détail (c'est ce que Sartre explique dans "l'Imaginaire", je crois) et pourtant nous avons le sentiment de la pleinitude du moment. Nous avons la certitude de l'avoir vécu. Aucune preuve de cela, cependant. On pourrait tout à fait nous avoir "greffé" le dossier, nous faire croire que nous avons vécu alors qu'en réalité nous sommes une machine initialisée il n'y a que quelques secondes. Qu'est-ce qui prouve que nous ne sommes pas une série télé ou une machine vidéo ? Mais n'allons pas jusque là, foin de paranoïa. A l'âge où je suis arrivé, qui n'est pas si canonique que ça, je peux ainsi résumer ma vie : "Ciscoblog en sept minutes". Je peux "zoomer" à toute allure, d'avant en arrière ou d'arrière en avant quand je veux, faire défiler les images et les sons, quand je me brosse les dents devant le miroir de la salle de bain, sur les toilettes ou dans les embouteillages. Je suis même certain que je pourrais sans difficulté résumer toute ma vie en une seule page de 20 lignes de 60 signes et qu'on entendrait la même urgence que celle du commentaire des "Sopranos en sept minutes" Et vous ?
18 mai 2009
16 mai 2009
13 mai 2009
08 mai 2009
04 mai 2009

Quand je pense à tout ce qu'on aurait perdu si Flaubert avait écrit "Madame Bovary" sous Word 1857... (site extraordinaire, car loin de la magie de l'informatique (qui nous donne à voir tout ça) il y a un formidable travail "à la main", via CG)
01 mai 2009
Accroupi sur la jetée du phare vert
En marinière et salopette Hosh Kosh
Petit garçon minuscule gavroche
Il lançait son carrelet dans la mer
Le fier pêcheur - et moi j'étais son père -
m'apportait en courant parmi les roches
Les crevettes qu'à la ligne on accroche
Et que les poissons préfèrent aux vers
Terreurs de gobies bourreaux d'éperlans
Plus têtus encor que les goélands
Nous étions les rois, mon fils et mézigue
Une équipe un attelage un tandem
Sérieux et sages comptant sur nous-mêmes
Jamais plus heureux que sur cette digue
(un sonnet par lieu, 6)





